Non aux politiques sécuritaires, oui à la sécurité

Fiche programmatique

grilleSurfant sur un prétendu sentiment d’insécurité, le parti socialiste aux Lilas a développé tout un arsenal sécuritaire – caméras de vidéosurveillance, police municipale armée à balles réelles – qui encadre la vie dans l’espace public et pousse chacun à considérer l’autre comme potentiel suspect ou agresseur.

Alors que la droite surenchérit, un constat s’impose : il s’agit bien d’un sentiment d’insécurité, d’une impression subjective, car les espaces publics sont en réalité de plus en plus sûrs sur l’ensemble du territoire français, Lilas compris (moins d’atteintes personnelles ou de vols).

Si l’insécurité est avant tout un sentiment, la réduire demande de prendre en compte les ressentis des individus pour que l’espace public soit un lieu de bien-être. Il est possible de lutter contre l’insécurité dans l’espace urbain en cherchant à concevoir des lieux agréables à vivre et fluides, au lieu d’espaces anxiogènes uniquement voués à l’accélération des flux.

Il ne s’agit pas de contester l’existence d’une délinquance, mais il convient de rappeler qu’elle a des facteurs sociaux importants. La répression est illusoire si elle n’est pas accompagnée et précédée par un traitement des causes sociales de la délinquance.

La municipalité des Lilas à travers l’urbanisme vu sous le seul angle sécuritaire, l’armement de la police municipale et la vidéosurveillance affiche un volontarisme qui ne résout en rien la délinquance, s’attachant uniquement à la répression et jamais à la prévention. Cette politique, en plus d’être coûteuse, déshumanise la ville.

Nous nous positionnons pour :

  • l’arrêt de la vidéosurveillance,
  • le désarmement de la police municipale,
  • le rétablissement d’une police de proximité pour renforcer la présence humaine dans la ville,
  • la modification du rapport agents municipaux / éducateurs.