Droit des femmes

 

Fiche programmatique

egalite-homme-femmeLutte contre les violences faites aux femmes et construction de l’égalité hommes-femmes

En France, une femme meurt tous les deux jours sous les coups d’un homme. C’est une moyenne nationale, dont la ville des Lilas fait partie. Pour que cette violence recule, il faut à la fois prévenir et guérir : qu’en est-il aux Lilas ?

Constat des manques

Propositions

une information accessible  et permanente aux n°s d’urgence (type n° vert) pour les femmes  en situation de danger ou de souffrance. Créer un encart permanent dans Infos Lilas et sur les panneaux d’affichage administratifs. Dans cet encart pourraient figurer, outre les infos permanentes, des informations concernant l’actualité. En Février par exemple, une information sur le contenu du projet de loi sur l’Egalité Femmes / Hommes adopté à l’Assemblée Nationale aurait été bienvenu, ainsi qu’une information sur le programme ABCD de l’Egalité introduit dans les écoles.
un lieu d’hébergement pour les femmes en situation d’urgence et de détresse (avec ou sans enfants) Comme ces lieux doivent bien entendu rester discrets (pour éviter les représailles, les vengeances etc…), on peut envisager un partenariat avec une commune hors du département, qui recevrait les femmes lilasiennes, Les Lilas hébergeant les femmes de cette commune.
un positionnement politique  les stéréotypes sexistes sont ancrés dans les mentalités, quels que soient les niveaux socio-culturels.  Quelles sont les démarches entreprises aux Lilas pour déconstruire ces stéréotypes ?On peut envisager une formation régulière de tous les agents municipaux  concernés (administratifs, enseignants, aide-maternelles, policiers municipaux) à la nécessité d’un travail personnel sur les représentations sexistes.Des expériences de ce type ont déjà eu lieu aux Lilas, mais n’existent plus aujourd’hui. Il s’agirait de les remettre en place et de les pérenniser.Des associations comme le Planning Familial possèdent les outils nécessaires pour ces formations et sont en lien direct avec l’Observatoire Départemental des violences contre les Femmes (93) qui  met en place régulièrement des formations dans ce sens.
une lieu permanent d’accueil, d’écoute et accompagnement  des femmes, des adolescent(e)s, des hommes confrontés aux difficultés de couple ou de gestion parentale. La construction d’une égalité des identités femmes – hommes se fait sur toute une vie, depuis le plus jeune âge.Création d’un lieu de mise en commun d’approches psychologiques, juridiques ou de santé. L’installer à la maternité des Lilas, permettrait un accès aisé et discret à toutes les femmes.
Visibilité de ces questions Journée du 8 mars : penser la mise en commun des expériences, la mise en place de débats, projections, spectacles… un vrai temps festif…

 

Maternité des Lilas

A l’heure de la rentabilité maximale et de la concentration des structures, la maternité des Lilas est menacée de fermeture. Le projet de reconstruction sur la commune des Lilas, en Seine-Saint-Denis, a été stoppé net pour des raisons financières, malgré les promesses du candidat à la présidentielle François Hollande et le soutien – très provisoire – du gouvernement et de l’agence régionale de la santé. Depuis, le personnel se bat, soutenu par d’anciens patients, des syndicats et associations, des élus et de nombreux autres citoyens. Les femmes doivent pouvoir accoucher dans le respect de leur temporalité et des valeurs d’humanité portées par la maternité des Lilas depuis cinquante ans, à l’opposé de la sur-médicalisation grandissante.

La maternité des Lilas qui ferme, c’est la fin d’un des plus grands centres d’interruption volontaire de grossesse et d’un lieu hautement symbolique de lutte pour le droit à l’avortement, à l’heure où des forces réactionnaires se mobilisent pour le remettre en cause.

C’est la fin d’une des deux seules maternités du 93, qui est pourtant l’un des départements les plus peuplés et les plus défavorisés, et la consécration d’une politique qui vise à supprimer les petites structures de proximité au nom de la rigueur budgétaire. C’est la victoire de la finance sur la santé et le bien-être.

Les salariés ont fait des propositions concrètes pour financer le projet de reconstruction. La caisse de retraite IRCANTEC a fait savoir qu’elle était d’accord. Il est temps d’organiser une table ronde pour assurer la pérennité du projet.