Nos réponses à la FCPE

Questionnaire  de la FCPE à l’attention des
candidat-e-s aux élections municipales de mars 2014

Les réponses de Marie-Geneviève Lentaigne,
tête de liste « Les Lilas Autrement » :

 

« Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants »

 

1526636_517274938371347_1310217807_nEn préambule de votre questionnaire, nous voudrions préciser le champ d’action que nous pensons être le nôtre en matière d’éducation et de défense de l’école publique, gratuite, laïque.
Notre vision ainsi que notre capacité d’action va bien au-delà des prérogatives qui incombent à une municipalité aussi bien sur les moyens matériels et humains fournis aux écoles primaires, qu’en terme de  pouvoir d’interpellation de  l’inspection d’Académie sur les manques et dysfonctionnements subis au quotidien.
Les possibilités d’action sont importantes et nous souhaitons les utiliser au mieux si toutefois nous sommes élus

Néanmoins, ils ne suffisent pas à eux seuls à faire de l’école publique une priorité dans les faits.

Notre liste s’oppose aux politiques d’austérité qui « empêchent »  le développement des services publics en particulier celui de l’Education nationale, dans le sens d’une amélioration, d’une démocratisation, d’un égal accès à la formation.
Opposés aux politiques de coupes budgétaires pratiquées par le gouvernement Ayrault, et à ses répercussions locales en terme de (sous) dotation horaire globale (DHG) dans les collèges, ou de non-remplacements d’enseignants dans le premier degré, nous sommes parents-citoyens-militants mobilisés avec le personnel en lutte, les parents d’élèves, pour enfin obtenir les moyens supplémentaires que l’école publique et les enfants de notre département méritent.

Il ne suffit donc pas de constater les dégâts, de s’en émouvoir et de communiquer sur son soutien aux mobilisations locales pour l’école publique, et  dans le même temps de soutenir la politique de rigueur du gouvernement qui les provoque. Nous en appelons donc à de la cohérence politique entre position locale affichée et position nationale, et nous pensons pour notre part, « humblement », en faire preuve dans ce cas précis.

La situation actuelle dans notre département n’est pas réjouissante. La Seine-St-Denis accuse déjà 10 points de retard par rapport à la moyenne nationale du brevet des collèges. La Dotation horaire des collèges pour la rentrée 2014 est catastrophique.

Dans les écoles primaires, il n’y pas eu de baisse d’effectifs constatés depuis 2012, pas de restitution de RASED, les remplacements ne sont bien souvent pas assurés, la scolarisation des enfants de moins de 3 ans demeure très faible, et sur notre commune inexistante.

Puisque la question de savoir quelle serait notre action pour défendre des moyens supplémentaires (moyens qui n’incombent pas directement à une commune) revient à plusieurs reprises tout au long du questionnaire (accueil d’enfants en situation d’handicap, personnel RASED, personnel de santé, etc.), nous avons souhaité pour commencer vous faire part de notre positionnement en faveur d’une politique alternative à l’austérité qui fragilise les services publics et les finances des collectivités, et notre appui et participation aux mobilisations locales pour qu’enfin l’éducation soit une priorité.

Notre projet pour l’école est de  favoriser davantage d’égalité, d’ouvrir la voie à toujours plus d’émancipation  individuelle et collective. Nos propositions se fondent sur ces bases.

 

Quel regard portez-vous sur les parents et quelles relations souhaitez-vous nouer avec eux pour garantir la réussite scolaire du plus grand nombre sur votre territoire ?

Les parents d’élèves ont une place à part entière dans la vie des établissements scolaires, et dans la réussite de leurs enfants.
Ils forment la communauté éducative aux côtés du personnel  de l’ Education nationale, des agents territoriaux, et des élus en charge de l’éducation.
La relation que l’ont veut nouer sera celle de partenaires avec qui co-construire une école plus égalitaire, en respectant leur place d’acteur associatif libre et souverain agissant dans un collectif qu’il soit conseil local ou union des conseils locaux. Une relation de respect mutuel de la place et du rôle de chacun au sein des instances de concertation sous l’égide des directrices- teurs dans les conseils d’écoles, ou les réunions de concertation avec la mairie.

Quels projets portez-vous en faveur de la jeunesse sur votre territoire ?

Faire de la place à chaque habitant quelque soit son âge, sa nationalité. Faire avec les habitants.

Voilà en quelques mots le projet que nous soutenons depuis le début de notre démarche.
La démocratie y  tient une grande place. Les nouveaux lieux de délibération qui pourront décider des nouveaux aménagements nécessaires dans les quartiers seront ouverts à tous les habitants.

Avant de parler d’une politique en faveur de la jeunesse nous pensons important de penser le développement des liens entre toutes et tous, des lieux de rencontre et de création entre générations. Nous pensons que la maison des initiatives citoyenne et des associations (MICA)  pourra être l’un des lieux intergénérationnels qui manque aujourd’hui sur la ville.
Elle sera mise à disposition de tous les habitants qui agissent déjà dans le cadre associatif, de collectifs, ou de coopératives,  ou bien désirent monter des projets artistiques, sociaux, solidaires, écologiques et être aidé pour cela. Les jeunes Lilasiennes et Lilasiens apprendront parmi les autres  à partager ce nouveau lieu ressource.

Un autre axe majeur pour nous sera l’amélioration de la politique en faveur de la petite enfance. La promotion d’un accueil précoce de qualité et ouvert à tous est une priorité. Nous entendons créer dans la mandature une nouvelle crèche, et favoriser la création d’une nouvelle crèche associative, mettre en place une transparence des critères de sélections et des motivations des refus.

Enfin, troisième proposition que nous souhaitons développer, c’est une politique active d’accessibilité aux activités artistiques et sportives proposées par la commune  par l’extension du quotient familial et son amélioration dans le sens de plus de justice sociale, ainsi que la mise en place de chèques activités en complémentarité.

Comment mesurez-vous la réussite scolaire des enfants ?

L’école publique est l’école de tous les enfants sans distinction ni discrimination culturelle ou sociale.

Elle se doit d’assurer une place à tous les élèves et de les accompagner dans leurs apprentissages et leur projet de formation.
Aujourd’hui trop d’élèves sortent du système scolaire avec le stigmate « échec scolaire » et le sentiment de dévalorisation personnelle, quand dans le même temps d’autres enfants ne peuvent accéder à l’école publique faute de personnel qualifié pour les accompagner convenablement.

Nous ne distinguons pas la « réussite scolaire » et le nécessaire bien-être des enfants dans l’institution, préalable aux apprentissages. Nous souhaitons une véritable refondation de l’école publique et les moyens qui doivent l’accompagner. Force est de constater que ceux-ci manquent toujours malgré le discours volontariste, et nous avons tenté dans notre préambule d’en expliquer les raisons.

Maintenant, nous ne sommes pas en capacité de mesurer véritablement la réussite scolaire des élèves lilasiens, n’ étant pas aujourd’hui en responsabilité de l’exécutif de la collectivité.
Nous pouvons par les résultats des évaluations en élémentaire, des résultats au brevet du collège ou au baccalauréat, avoir un aperçu global.

Les réunions avec le personnel de l’EN, directrices/teurs et enseignants, l’affluence de collégiens dans le dispositif ACTE (partenariat entre le Kiosque et le collège pour les collégiens en difficulté) seront également sources d’appréciation de la situation à propos de ce que vous appelez « la réussite scolaire » des élèves.

Ecoles Maternelles et élémentaires :

Quelles constructions et quels investissements comptez-vous réaliser dans les écoles de votre ville ?

 

Reconstruction de l’école Courcoux en vue du désamiantage.

Nous ferons une étude pour l’ouverture de nouvelles classes au sein des écoles existantes, ou  pour  la construction d’une nouvelle école selon les données démographiques dont nous disposerons, les nouveaux besoins notamment en ce qui concerne la scolarisation d’enfants de moins de trois ans, ainsi que les choix qui seront faits par rapport au futur projet du fort de Romainville. La capacité maximale d’accueil est atteinte dans de nombreuses écoles.

Nous nous engageons à équiper les écoles en mobilier, fournitures scolaires et équipements informatiques et multimédias nécessaires.

Par ailleurs, la situation démographique au collège nous paraît être une question d’actualité. Nous engagerons une négociation avec le Conseil Général pour la construction d’un nouveau collège aux Lilas. Le Collège Marie Curie devait accueillir 500 élèves. Ils sont maintenant 800.

Etes-vous favorable à la scolarisation des enfants de moins de trois ans ? Si oui, comment comptez-vous assurer leur présence en milieu scolaire ?
 

Nous y sommes favorables.
Nous constatons sur le département de très faibles chiffres de scolarisation (de l’ordre de 15%), et sur la ville bien moins encore.
A posteriori, la scolarisation des enfants de moins de trois ans n’a pas été une priorité de la municipalité sortante.

Cela pose bien sûr pour la commune la question de la capacité d’accueil disponible en termes de locaux d’abord et de personnel communal ensuite. Et donc de sa capacité à pouvoir répondre financièrement à de nouvelles dépenses, encore une fois, nécessaires.

Rythmes de l’enfant

Comment comptez-vous mettre en place la réforme sur les rythmes scolaires sur votre commune ?

Les Lilas Autrement s’engagent pour l’éducation de nos enfants.

Nous sommes porteurs d’une vision émancipatrice de l’école de la République. Les rythmes de nos enfants, l’accompagnement scolaire et péri scolaire, doivent être adaptés à leurs besoins et ainsi porter les conditions de leur émancipation. Aussi, si une école adaptée est nécessaire, nous ne pouvons accepter une réforme qui ne garantirait pas un enseignement égal pour toutes et tous sur le territoire.

A ce titre, nous sommes favorables au projet porté par la communauté éducative des Lilas qui vise à ne pas appliquer la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle est portée aujourd’hui. Sa mobilisation, y compris par les grèves de la rentrée, a permis d’aboutir à un projet éducatif qui convienne à tous.
Si le gouvernement et le ministère devaient persister dans le refus de son application, nous mettrions en œuvre tout les moyens nécessaires, y compris la désobéissance, pour respecter les choix de la communauté éducative. La concertation ne suffit pas. La démocratie impose de respecter les choix faits par les citoyens lorsqu’ils sont l’aboutissement d’une telle démarche.

Quel projet éducatif territorial portez-vous ?

L’objectif d’un projet éducatif territorial est de rassembler les différents acteurs qui interviennent dans le domaine de l’éducation afin d’assurer une bonne articulation de leurs interventions dans un souci de cohérence et de continuité éducatives dans tous les temps de vie des enfants.

La refondation de l’école concerne des pans entiers de la société et interroge celle-ci sur les richesses ou les carences de son système éducatif.

Nous pensons qu’un projet éducatif territorial doit se construire dans un réel partenariat entre les  instances reconnues de  l’éducation et les acteurs périphériques à l’école à commencer par les parents. Les enjeux de la redéfinition de l’école aujourd’hui ne peuvent être laissés à une seule catégorie de professionnels. C’est pourquoi nous sommes favorables à toute  dynamique qui affiche une volonté de cohérence entre les temps scolaires et périscolaires d’une population d’enfants scolarisés.

Laïcité à l’école

Quelles mesures prendrez-vous pour garantir le respect de la laïcité au sein de l’Ecole ?

Nous réaffirmons notre attachement à la laïcité.

Le principe de laïcité définit que la France n’a pas de religion d’Etat et que les services publics ne peuvent être rattachés à quelconque autorité religieuse. Une fois élus nous nous attacherons à ce que la loi de 1905 sur la laïcité qui garantit la liberté de conscience et donc de croyance et d’expressions, en séparant l’Etat de l’organisation et du financement des cultes, soit respectée. Le financement aux écoles privées se fera donc dans les strictes limites fixées  par la loi.

D’autre part nous réaffirmons le principe de laïcité en luttant contre l’intrusion de structures d’économie marchande dans les écoles, collèges, lycées, qui sous prétexte de  mécénat introduisent  les grands groupes de l’agro-alimentaire qui éditent du matériel didactique et pédagogique.

Handicap

Quelles sont les mesures que vous comptez prendre pour réduire les situations de handicap de quelque nature qu’il soit dans l’accès à la scolarité ?

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit »

Garantir ce droit est le premier devoir des Etat, donc des élu-e-s.

La responsabilité  qui est posée à travers cette question est clairement celle de l’Etat. L’Education Nationale doit permettre à tous les enfants d’intégrer les écoles, encore faut-il pouvoir disposer du personnel AVS (Aide à la Vie Scolaire) qui vient en aide de l’enseigant-e dans la classe.

Notre action consistera à faire pression pour obtenir le personnel, écrire, nous déplacer pour audience, si nécessaire avec les parents concernés.

De notre côté, la commune proposera la rémunération du personnel AVS si nécessité il y a sur les temps éducatifs (pause méridienne, péri-scolaire).

Comment comptez-vous mettre en conformité votre ville avec la loi de février 2005 sur l’accessibilité des écoles de votre commune ?

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Notre commune devra prendre en compte toutes les situations de handicap, dans le cadre d’une politique transversale (dans tous les domaines), de non-discrimi

Nous nous engageons à faire un état des lieux des établissements scolaires et plus encore, des établissements publics que chaque enfant devrait pouvoir utiliser dans la ville. Notre objectif reste la date du 1er janvier 2015, même si les pouvoirs publics ont repoussé cette échéance dernnation et de solidarité. Nous faisons de la question de l’accessibilité à une mobilité dans la ville (transports, cheminements piétons), de l’accessibilité aux bâtiments communaux, administrations, installations sportives, culturelles, mais aussi logements, une question d’égalité et de dignité, donc essentielle.

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Nous nous donnerons les moyens d’agir afin de rendre effectif le droit fondamental d’accéder à une scolarité, mais aussi le droit à la mobilité dans la ville (travail sur les cheminements piétons accessibles et sécurisés), le droit d’avoir une vie sociale riche de rencontres et d’échanges, d’activités culturelles et sportives. Une question annexe que nous devrons aborder est celle de l’intégration de tous les enfants, y compris ceux souffrants de handicaps, dans les activités sportives et culturelles, organisées par la municipalité ou les associations subventionnées par la ville.

La Santé à l’école

Par rapport à vos responsabilités de maire, que ferez-vous en terme de prévention pour la santé de la jeunesse ?

Il convient tout d’abord de rappeler que la santé ne se limite pas aux soins, curatifs ou préventifs, mais qu’elle constitue un état de bien être physique, mental et social, et est avant tout liée à des facteurs environnementaux et socio-professionnels.

Nous nous mobiliserons pour obtenir de l’Etat et du ministère les moyens humains pour répondre aux prérogatives de l’éducation nationale en matière de prévention et de mise en place de PAI (Projets d’accueil individualisé) : médecins scolaires, infirmières, CO-psy).

La nouvelle politique de valorisation des déplacements doux dans la ville favorisera la pratique de la marche, du vélo, trottinette, et roller.
Elle reprendra à la circulation motorisée un peu d’espace pour la santé de tous donc  les enfants à hauteur des pots d’échappements et des particules fines qui s’en dégagent. Rendre nos rues fréquentables pour les piétons, agréables,  c’est une politique en faveur de la santé des habitants par réduction des pollutions et autres nuisances sonores, et la promotion de l’exercice physique quotidien, qui plus est gratuit. La mise en place de dispositifs d’accompagnement « pedibus » pourront y contribuer.

Notre politique pour une alimentation de qualité dans les écoles relève  s d’une politique préventive car la santé aussi dans  ’assiette. Cela passe pour nous par une cuisine centrale publique que nous demandons depuis de nombreuses années (voir paragraphe « Restauration »).

En ce qui concerne les ondes électro-magnétiques, nous interdirons le Wifi dans les écoles. Tous les accès internet ADSL seront réalisés en connexion filaire. Nous souhaitons engager la commune dans une démarche de réglementation de la puissance des ondes émanant des antennes relais, pour faire respecter un seuil d’intensité de 0,6 V/m.

Nous mettrons à disposition des enseignants les installations de la commune, gymnases, piscine, ainsi que les agents communaux du service des sports.

Restauration Scolaire

Quels sont vos projets en matière de restauration scolaire ?

cantineLa délégation de service public à une grande entreprise de restauration collective ne nous paraît pas satisfaisante. Cela a été le choix de la municipalité sortante, affirmé encore dernièrement par le dernier appel d’offre remporté par le même prestataire privé.

La ville des Lilas doit se doter des moyens afin de mettre en œuvre une politique locale d’alimentation cohérente qui réponde à une qualité gustative et nutritionnelle exigée par les enfants, leurs parents et le personnel, ainsi qu’à des objectifs sanitaires, environnementaux, sociaux, et économiques.

Nous créerons une cuisine centrale utilisant produits bio et circuits courts pour les cantines scolaires, les seniors, et les personnes à mobilité réduite livrées par la municipalité.

Sous contrôle des élus et des citoyens, nous développerons une politique locale de l’alimentation qui réponde à plusieurs objectifs que nous souhaitons reliés entre eux.

Une cuisine publique cela doit être le moyen de contrôler 100% de ce que l’on sert dans l’assiette, de choisir les fournisseurs, les filières, les méthodes de production.

Une cuisine publique c’est à la fois lutter contre la malbouffe, la présence de pesticides et à leurs multiples conséquences sur la santé (surpoids et obésité infantile, maladies cardio-vasculaires, etc), mais aussi agir sur le devenir des terres agricoles et leur préservation autour de la région IDF, agir pour la réduction des gaz à effet de serre à travers le choix des méthodes de production et la recherche des circuits courts, de produits de saison, enfin, c’est agir pour la valorisation des savoirs faire des professionnels du champ à l’assiette (de l’agriculteur au cuisinier) et la reconnaissance de leurs compétences.

Il s’agit d’une politique cohérente entre local et global, besoins alimentaires quotidiens de tout à chacun et réponse alternative à une crise d’un modèle de développement, de production et de consommation qui nous conduit dans une impasse.

Les bénéfices sont nombreux à plusieurs niveaux, ils dépassent très largement les coûts d’investissement engendrés par la collectivité, en terme d’effets positifs induits.

Activités périscolaires

Quel est votre programme en matière d’activités périscolaires, en particulier dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires ?

La ville dispose de moyens conséquents, néanmoins si réforme des rythmes il y a, il faudra renforcer les équipes.

Nous travaillerons à une revalorisation des métiers de l’animation.

Nous proposerons des activités favorisant les valeurs de solidarité et prenant en compte la diversité des cultures.

Nous favoriserons les projets d’éducation à l’environnement, avec l’appui d’animateurs péri-scolaire dûment formés, ou de structures associatives locales.

Nous chercherons à renforcer les partenariats avec les structures communales, services des sports, conservatoire de musique et danse, centre culturel et artistes.

RASED

Avez-vous prévu des actions particulières vis-à-vis de l’Etat pour défendre les postes de RASED ?

Nous nous mobiliserons sans relâche pour une autre politique économique qui aille dans le sens des besoins de la population et de ses services publics. Cela passe par notre soutien et notre participation aux côtés des parents et enseignants dans leurs mobilisations.

Que comptez-vous faire pour soutenir ou développer les actions en direction des élèves en difficulté ?

Pérenniser l’existant et l’améliorer en favorisant le réseau d’acteurs intervenants (entre étude surveillée, soutien scolaire, dispositif ACTE de soutien des collégiens décrocheurs). Nous proposerons à la communauté éducative un système d’aide aux devoirs, accessibles prioritairement aux élèves en difficulté mais ouverts également aux autres enfants;

Classes transplantées, piscines

Quels sont les nouveaux moyens que vous comptez mettre à la disposition des enfants pour que les classes transplantées puissent être proposées à tous les enfants ainsi que l’apprentissage de la nage à la piscine ?

Concernant les moyens alloués par la Mairie pour les classes transplantées, nous chercherons à mettre en place des partenariats avec les villes de l’agglomération qui disposent de centres de vacances dans les régions. Mutualiser les moyens pour baisser les coûts de départ et permettre plus de projets de départ. Toute délégation de services publics devra être confiée aux mouvements complémentaires de l’école et non à des prestataires privés.

Concernant l’apprentissage de la nage à la piscine. Nous ne faisons pas d’autres propositions que celleS déjà miseS en œuvre aujourd’hui. Tous les enfants de la ville bénéficient de créneaux piscine à l’heure actuelle. Nous serons cependant vigilants sur le taux d’encadrement et la disponibilité des maîtres nageurs. Leur recrutement n’est pas aisé  et la mairie se doit d’être vigilante sur cette question.

Sécurité

Quelles mesures comptez-vous mettre en oeuvre pour faire respecter la sécurité dans et hors l’Ecole ?

Nous veillerons à assurer dans chaque établissement les travaux et aménagements nécessaires pour l’accueil des enfants comme des adultes en toute sécurité, à répondre aux interpellations des professionnels comme des parents, et le cas échéant à intervenir par l’intermédiaire des services techniques.

Nos élus présents lors de chaque conseil d’école seront à l’écoute des problèmes et dysfonctionnements et feront remonter aux services les informations.

Nous accorderons une grande vigilance à préserver la sécurité des enfants aux abords de l’école en gardant les agents de sécurité qui aident pour traverser, pour réduire les vitesses des voitures, et préviennent par des signalétiques adaptées.

Personnel municipal dans les écoles et budget de la Commune

Quels moyens en personnel communal comptez-vous mettre à disposition dans les écoles par rapport à l’existant ?

Le nombre d’ATSEM dans les écoles est aujourd’hui insuffisant. Notre priorité ira à la création de postes d’ATSEM pour l’encadrement de nos enfants, un poste par classe de maternelle.

A échéance du contrat, nous envisagerons, sinon une re-municipalisation du service de nettoyage  des écoles, privatisé par la municipalité sortante, du moins un rééquilibrage en faveur de postes d’agents municipaux en horaire de journée. La privatisation telle quelle a été imposée est inacceptable en terme de précarisation de l’emploi et inefficace en ce qui concerne les besoins d’entretien notamment en journée.

Le personnel d’entretien est partie intégrante du collectif de professionnels de l’école. Il assure chaque jour des bonnes conditions d’apprentissages dans un environnement favorable. Nous accorderons une attention particulière à ce que leur place et leur rôle dans la bonne marche des écoles soit valorisée.

Nous initierons au sein de chaque école, avec l’ensemble des professionnels, et les enfants, des campagnes de promotion en faveur des gestes respectueux des locaux, du matériel, de la planète.

Quelle sera la part du budget de votre commune consacrée à la jeunesse, toutes activités confondues ? Pouvez-vous décrire les actions envisagées ?

Du fait des compétences d’une mairie, le budget consacré directement ou indirectement à la jeunesse est d’ores et déjà important.

Du fait également de la politique nationale, nous savons que les finances de la collectivité seront contraintes.

Dire le contraire serait mentir à nos concitoyens, faire des promesses qui ne seront pas tenues ou masquer de futures hausses d’impôts locaux.

Ce sont les arbitrages qui seront faits en matière de ressources budgétaires qui détermineront si oui ou non la future municipalité sera en capacité de maintenir ses services et de les améliorer. Pour nous, il n’y a pas de tabou au ralentissement du désendettement ou à une augmentation maîtrisée de l’endettement si cela permet l’amélioration des équipements aux Lilas sans peser trop durement sur les finances des Lilasiens.

La petite enfance, l’amélioration des conditions scolaires, la mutualisation avec les autres communes de la politique de vacances et de départs scolaires pour étendre ces services, font partie de nos priorités comme nous le développons dans ce questionnaire.

Carte Scolaire

Comment comptez-vous faire respecter la carte scolaire sur votre commune ? Quels sont les principes de dérogation que vous appliquerez ?

Nous agirons pour le maintien et le respect d’une carte scolaire qui favorise la mixité sociale, seul moyen de préparer les élèves à leur vie future, dans la société multiculturelle et interculturelle qui est la leur. Son application et son respect sont une condition nécessaire et importante de la « dé-ghettoïsation ».

Comme nous le savons, la ségrégation scolaire suit la ségrégation spatiale. Nous refusons de voir notre ville devenir un territoire d’exclusion de famille et agirons pour lutter contre la logique spéculative qui chasse les foyers aux revenus modestes.

Les principes ou critères de dérogation :

  • Regroupement d’une fratrie
  • Enfant en situation de handicap
  • Situation médicale justifiant que l’enfant soit pris en charge dans l’établissement.

Pensez-vous recourir à une commission chargée de définir cette sectorisation ?
 

Le principal est avant tout la clarté, la transparence et la publicité des critères de sectorisation. Ces critères seront communiqués, et revus si cela semble nécessaire, dans la collégialité au sein de la communauté éducative.

Maintien d’une éducation « nationale »

Comment comptez-vous mener des actions pour lutter contre les reculs successifs infligés à l’Education Nationale ?

Contrairement à la candidate de la droite qui demande la mise en place du service minimum à l’école, nous agirons dans le respect total du droit de grève des enseignants et des agents.

Nous serons également aux côtés de la communauté éducative dans son ensemble pour renforcer et soutenir les actions conjointes de la communauté pour lutter contre les reculs au sein de l’Éducation Nationale. Nous serons notamment vigilants à ce que chacun y trouve sa place et mettrons tout en œuvre pour que, par exemple, les enfants puissent s’inscrire dans nos écoles sans que cela nuise au nombre d’enfants par classe.

Avez-vous d’autres propositions à nous faire connaître concernant le fonctionnement de l’Ecole et la réussite des élèves ?

Nous sommes sensibles à la protection qui doit être accordée à tous les enfants scolarisés. Nous soutenons les actions de RESF pour refuser les  chaises vides dans les écoles. Il s’agit d’un droit pour tous les enfants et aussi d’apprentissage de la solidarité.

Gratuité scolaire

La gratuité de et dans l’Ecole publique est plus que jamais l’une des conditions de l’égalité des chances. Quelles dispositions comptez-vous prendre pour faire respecter cette gratuité dans votre commune ?

L’Etat doit garantir la gratuité de l’école par un système de péréquation des moyens qui établit une égalité entre les communes.

La dernière réforme des rythmes scolaires prend le chemin inverse. Elle renforce les inégalités déjà bien présentes entre communes « riches »  et « pauvres » en demandant aux communes de prendre à leurs charges les activités péri-scolaires nécessaires avec le risque que le coût supplémentaire revienne à la charge des familles. Cela ne va pas vraiment dans le sens du respect du principe (déjà bien érodé) de la gratuité.

Aussitôt élu-e-s nous ferons le calcul de la dotation par élève à disposition des écoles pour acheter le matériel pédagogique (manuels scolaires) et fournitures scolaires, inconnue à ce jour, et la communiquerons. Nous aurons un aperçu de l’effort consenti par la communauté lilasienne aux besoins des écoles.

Réduire les dépenses de fournitures en début d’année scolaire est une priorité pour nous. Avec la communauté scolaire nous agirons pour mettre en place des coopératives de fournitures scolaires.

D’autre part, nous appliquerons des tarifs dégressifs fondés sur les ressources des familles pour les services périscolaires, la restauration afin d’assurer l’accès de tous les enfants à ses services.

Le système actuel mis en place lors de la première mandature du maire est certes une avancée par rapport à son successeur, néanmoins encore loin de répondre aux attentes des familles. Nous proposons une refonte des tarifs du quotient familial et l’ application d’une meilleure progressivité des tarifs pour plus de justice sociale.

Enfin pour finir, et en lien avec la dernière question des moyens à dispositions de l’école publique, nous  profitons de l’occasion pour dire notre opposition au financement public des écoles privées. Nous limiterons au cadre prévu par la loi la participation financière aux établissements privés.

Les Lilas Autrement
Marie-Geneviève LENTAIGNE
10 mars 2014

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